Fermer

Le duo

Très jeune, ODiLE CLOSSET suit une formation classique de violoncelle et prend des cours de chant. Elle aime ANTON DVORAK, U2, LEONARD COHEN mais aussi JANE BiRKiN et FRANCOiSE HARDY avec lesquelles elle partage la même fragilité de voix. C'est cette sensibilité qui donne à MANU MARKOU l'envie d'écrire un album à Odile. Cet opus deviendra finalement leur premier album en duo "POMPEi OU BABEL" (2005), suivront "DEMANTiBULES" (2007), "FRENCH DREAM" (2010) et "LES LiMBES" (2014).

 

 

 

MANU MARKOU enregistre ses premières maquettes très jeune. Il concrétise son travail de composition et d'écriture avec un premier album "BiBLE OATH" en 1996. Il compose un nouvel album "WEB LOVE" en 2003 qui sera mis en scène et chorégraphié par ARNOLD WOHLSCHiES ancien premier danseur de MAURiCE BEJART. Il réalise ensuite le premier album de chansons en duo avec ODiLE CLOSSET : "POMPEi OU BABEL" (2005) puis il écrit "DEMANTIBULES" en 2007. Dans cet album concept, il reprend des poèmes de CHARLES BAUDELAiRE et  "LA NOSTALGiE CAMARADE" de "SERGE GAiNSBOURG". En 2010, il termine l'écriture de "FRENCH DREAM", un hommage aux musiques des 60's aux 90's. Après une série de concerts, il se remet au travail de composition et enregistre "LES LiMBES", toujours avec ODiLE.

Actus

Nouvelle chronique dans Presto! vendredi 4 avril 2014 15:50


Nouvelle chronique dans "Presto" !

Odile Closset et Manu Markou reviennent enfin! On retrouve des textes précis, cette jouissance à jouer avec cette précision tout en explosant les champs sémantiques (“N'être”). On retrouve cette musique épurée, au service du propos.
Les arrangements subtils ne polluent pas l'essentiel et c'est dans ce savant équilibre que réside toute la grâce de leur œuvre. Ces voix, celle grave et profonde de Manu, celle aérienne d'Odile, jouent à se répondre.
L'album est organisé autour de quatre actes (les limbes / la duplicité / le désordre / le salut). Un album original qui tranche avec le précédent mais qui nous permet de mieux cerner la personnalité de ce couple, son essence. La guitare apporte la structure (“Le Layon”), en légèreté, les claviers mitonnent les ambiances.
Franchement, c'est ce que je garderai de ces écoutes, un équilibre parfait entre tous les composants, entre les instruments, entre la musique et les textes. L'équilibre de la maturité ? Je ne sais pas. En tout cas, c'est un album à écouter dans l'intimité, dans sa propre intimité.

Steff LeChien


Albums

Les limbes 2014


Le nouvel album d'ODiLE CLOSSET & MANU MARKOU!!

"Les limbes" est un album concept en 4 actes: les limbes, la duplicité, le désordre et le salut.

Découvrez-le dès aujourd'hui!

 

Cliquez ici pour écouter des extraits


French dream 2010


"French dream" est le troisième album du duo.

C'est l'histoire d'un homme racontée dans 10 styles de musique qui ont marqué sa vie.

"Tout est juste sur ce disque, leur meilleur à ce jour, le plus abouti" Zik n'blog 2010

 

Cliquez ici pour écouter des extraits

 

 



Démantibulés 2007


Sorti en 2007, "Démantibulés" est le deuxième album d'ODiLE CLOSSET & MANU MARKOU.

Il s'agit d'un album concept mélangeant chansons et poèmes. On y retrouve des textes de CHARLES BAUDELAIRE et une reprise de SERGE GAINSBOURG "La nostalgie camarade".

"La chanson en sort grandie" Chorus été 2007

 

Cliquez ici pour écouter des extraits

 



Pompéi ou Babel 2005


Pompéi ou Babel est le premier album du duo et le troisième de MANU MARKOU (après "Bible oath" et "Web love").

10 tranches de vies sur une musique electro pop.

Coup de coeur de l'année 2005 sur Francophonie Express.

 

Cliquez ici pour écouter des extraits

 

 

Presse

presto


Odile Closset et Manu Markou reviennent enfin! On retrouve des textes précis, cette jouissance à jouer avec cette précision tout en explosant les champs sémantiques (“N'être”). On retrouve cette musique épurée, au service du propos.
Les arrangements subtils ne polluent pas l'essentiel et c'est dans ce savant équilibre que réside toute la grâce de leur œuvre. Ces voix, celle grave et profonde de Manu, celle aérienne d'Odile, jouent à se répondre.
L'album est organisé autour de quatre actes (les limbes / la duplicité / le désordre / le salut). Un album original qui tranche avec le précédent mais qui nous permet de mieux cerner la personnalité de ce couple, son essence. La guitare apporte la structure (“Le Layon”), en légèreté, les claviers mitonnent les ambiances.
Franchement, c'est ce que je garderai de ces écoutes, un équilibre parfait entre tous les composants, entre les instruments, entre la musique et les textes. L'équilibre de la maturité ? Je ne sais pas. En tout cas, c'est un album à écouter dans l'intimité, dans sa propre intimité.

Steff LeChien

 

kr

Après trois albums (sortis en 2005, 2007 et 2010), le duo constitué par Odile Closset et Manu Markou revient aujourd'hui avec un album 100% concept. Ce dernier intitulé « Les limbes » se découpe en quatre actes nommés respectivement les limbes, la duplicité, le désordre et le salut. Ce sont en tout 19 titres qui nous sont proposés sur ce projet et qui vont nous permettre d'entrer dans l'univers intimiste de Manu et Odile... Véritable poésie musicale, « Les limbes » évolue au fil des titres, surfant sur de multiples influences. Beau, profond et personnel. Les voix d'Odile et Manu, éthérées et profondes se marient à merveille... V.D. & T.D.

L'avis de la rédaction

Manu Markou apporte toujours une attention particulière à la réalisation, aux arrangements comme à la production. Seul aux commandes, il a pu ainsi prendre le temps de peaufiner son concept. Le résultat est payant, nous offrant ainsi un album superbement réussi, cohérent, pur et intriguant.

Thierry Demougin et Valérie Dupretz

 

« Les Limbes »: la quatrième production d'Odile Closset & Manu Markou. J'avais chroniqué, ailleurs, les deux précédents albums. On pourrait croire que je sois rôdé avec ces deux là, il n'en est rien. A commencer par l'oeuvre elle-même, le couple ne se répète jamais, à peine peut-on établir un semblant de lien avec «Démantibulés»  (le deuxième LP) et absolument aucun point commun avec « French Dream » (le troisième LP)... Ou peut-être les voix bien sûr, la démarche souvent orientée vers le «concept-album»  et des atmosphères si particulières et personnelles que j'ai parfois l'impression de violer leur intimité.

Les enfants sages iront tout droit au Paradis...

Le disque est construit en quatre actes. Si les premières plages permettent (musicalement) une entrée en matière quelque peu rassurante : des guitares acoustiques, un peu de flûte et des effets discrets, les textes, quant à eux, nous plongent directement dans le vif du sujet, nous voici transportés dans les « Limbes», témoins ou voyeurs dans une salle d'attente inconfortable. Pendant ce temps la musique suit son cours librement, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les ambiances s'enchaînent sans jamais se livrer entières à un style ou un autre. Je me suis même surpris à taper du pied tout en sachant que l'album ne fera pas danser dans les discothèques l'été prochain, il n'y a pas même un « single » pour les radios. Ça s'écoute à la maison, se garde pour soi et se partage entre amis.

«Les Limbes», un opus intelligent sans être intello et chiant. C'est équilibré, l'histoire se raconte à deux voix et l'un n'empiète jamais sur l'autre. Comme à son habitude Manu Markou a tout fait chez lui, il travaille en solitaire. Et c'est très bien produit, on est loin des maquettes de « home-studistes ».           

Visitez le site officiel manumarkou.com avec de nombreux extraits de cet album, des précédents et foison de vidéos. L'association maubeugeoise «Arts et Travaux » organisera seconde quinzaine de mai une présentation publique du disque avec un mini concert acoustique (renseignements auprès d' « Arts et Travaux» ou 09.63.00.84.17).

Il est une chanson d'auteur comme il existe un cinéma d'auteur en marge de la grande artillerie hollywoodienne. C'est là qu'on vient chercher le renouveau du cinéma ou de la chanson, en l’occurrence. Loin des formatages, on peut trouver ce souffle créatif rafraichissant chez Manu Markou et Odile Closset. Le duo publie son quatrième album, après un album pop « Pompéi et Babel », après un disque littéraire et organique « Démantibulés » et une fausse compilation juke-box avec « French dream ». « Les Limbes », ce nouvel album dont je suis venu vous causer, est un concept album dont le concept n'est pas très clair pour moi, pauvre béotien. Hormis que les Limbes, ça fait référence à l'attente de la rédemption. Cela dit, qu'importe la globalité du concept si comme moi, vous êtes encore dans les limbes, les textes se lisent à plusieurs niveaux comme ce « J'avais les pupilles dilatées, toujours en quête, cherchant dans l'ombre... » ou « des douleurs sans mots et des mots (maux?) sans douleur, l'abondance et le flot acclamés, la peur, (...) ». L'écriture est soignée et elle force l'imagination. Elle colle aux ambiances, elle est en symbiose avec la palette sonore très B.O de film. Finalement, on n'est pas dans la chanson d'auteur, bien que ça soit chanté, on est dans un cinéma qui aurait délaissé l'image pour le son car ce son se suffit à lui-même pour alimenter nos images mentales. Manu a toujours ce ton à la Gainsbourg et Odile ce faux air de Jane B. Sans être des copies. Juste des cousins. Il est des familles musicales moins recommandables, me direz-vous. L'écueil qu'évite l'album c'est d'être difficile d'accès. On peut le prendre comme une collection de chansons-vignettes ayant chacune sa palette et se suffisant à elle-même. Je terminerai cette modeste analyse en parlant de la qualité de ce disque. Un son tip-top, une interprétation qui frise la perfection (vocaux, instruments), l'exigence des créateurs de cette œuvre raffinée qui se savoure.

 

Il y a elle. Il y a lui. Il y a la pochette. L’intrigante image. Est elle pieuse ? Est elle en partance, vers un retour à la sauvagerie ? De quel côté de l’enfer sommes nous ici ? Le mal est il fait ? Sommes nous brulés, sommes nous frigorifiés ? Avant nous le choix en écoutant ce disque en 4 actes.

Elle c’est Odile Closset, de formation classique. C’est elle la voix. Une voix fragile qui sait nous envoyer dans un paradis qui cultive des idées qui nous promettent l’enfer. Lui c’est Manu Markou qui a certainement succombé à Odile. Il a décidé de la mettre en musique, de la faire chanter. Pour ce quatrième album ils s’attaquent aux Limbes, ensembles, à force de chansons électro pop, de ballades futuristes, de pop song qui trouveraient leurs racines dans le meilleur de Hardy de Serge Gainsbourg, dans les expériences d’Areski Belkacem.

L’entrée dans les Limbes n’est pas facile, et il faudra la sirène Odile pour nous attirer et nous faire chavirer. « Le Layon » est le premier stade pour une absolution totale de notre curiosité, celle ci est remerciée de nous avoir porté jusqu’ici. Jamais « Génocide » n’aura eu une connotation aussi cristalline, presque élégiaque, chanson quasi érotique, Odile semblant se donner devant nous, nous la prenons, nous enfonçons corps et âmes dans ce titre qui extermine toutes les retenues que nous pouvions avoir, quitte à succomber à l’enfer. Nous finirons par partir avec elle et son « Incident de Parcours » que Françoise Hardy aurait pu chanter si son aigreur de la vieillesse ne la rangeait pas dans les nouveaux réacs, ou à Jeanne B. qui attendrait un Gainsbourg qui arriverait « Diffèrent » plus si alone.

« Les Limbes » est une frontière, et pour la passer un passeport est nécessaire, mais le voyage en vaut la chandelle.

Gérald de Oliveira

 

Kroundave

Après un long silence de quatre années, le duo Odile Closset et Manu Markou accouche au forceps d’un album teinté de mélancolie dans la lignée de Démantibulés (2007). Une plongée dans les ténèbres de la dépression avec son quotidien de douleurs, de souffrances et d’incompréhensions. Emmuré dans la citadelle de ses tourments, l’artiste s’entaille les entrailles au scalpel afin de trouver la lumière dans l’obscurité, un seppuku musical douloureux pour créer un album exutoire. En effet, il faut parfois creuser au plus profond de soi même pour trouver la meilleur façon d’exprimer ses sentiments, retrouver le chemin vers la lumière, reprendre goût à la vie tel le Tonight the Night d’un Neil Young tourmenté par la disparition par overdose de ses amis Danny Whitten et Bruce Berry. Une longue descente aux enfers ; terrifiante quand on y croise ses fantômes qui nous reflètent notre propre visage.

Pendant plus de deux ans, Odile et Manu ont travaillé à la réalisation de ce nouvel album constitué de plusieurs versions sans cesse remaniées, toujours dans un esprit DIY puisque le couple enregistre et masterise à la maison. Un travail en famille où nous retrouvons leur jeune fils Léonard sur la pochette ainsi que l’harmoniciste Clakos, le frère de Manu, à la flute traversière. Une écriture douloureuse de textes, commencée en novembre 2011, pour parfois ne garder qu’une phrase. Manu a essentiellement composé les musiques à la guitare, pendant de longues nuits au goût de spleen, la tête perdue dans ses volutes. Les Limbes se présente comme un album concept en 4 actes décrivant un voyage intérieur qui nous accompagne des limbes au salut, de l’obscurité à la lumière, de la mort à la renaissance. Comme sur Démantibulés, ce nouvel album se compose de chansons et de courts textes souvent parlés en guise d’intermèdes où nous retrouvons des influences musicales très variées entre Pop, Trip Hop, Nu Jazz et Electro qui viennent colorer ces chansons françaises atypiques caractérisées par une plume finement ciselées, ornée de calembours, qui apprécie le mot et le verbe justes.

Le premier acte s’ouvre sur la phrase « Les enfants sages iront tout droit au paradis. » qui résonne comme un sermon mystérieux avant qu’une flute nous invite à une promenade bucolique et mélancolique. Cette image musicale m’évoque Kafka sur le rivage le roman d’Haruki Murakami avec le voyage forestier du personnage Kafka Tamura dans un au-delà. Les chansons principalement en guitare chant sont dépouillées avec très peu d’arrangement. C’est un psaume déclaré en latin qui annonce le second acte où « …La nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. » avec des compositions (Différent) plus Electro dans la veine d’Amnesiac de Radiohead avec l’utilisation du Korg MS20 et du Mini Moog. Un acte où plane la maternité avec des chansons, comme « Génocide » et sa mélodie de mobile d’enfant qui tournoie puis « Incident de parcours », chantées par Odile dont le chant moins fragile évolue en finesse de Birkin à Hardy. Sur Le Désordre, Manu Markou tente dans une psychanalyse tribale de déficher sa jungle mystérieuse et opaque afin d’y débusquer « Le prédateur malheureux » qui sommeille voire s’agite en lui. Cela donne deux morceaux enchainés dans un style entre Trip-Hop et Nu Jazz à la Saint-Germain où se mêlent rythmique tribale, trompette et flute jazzy. L’album se clôture avec Le Salut où le vent emporte tout sur son passage pour une renaissance éphémère avec un mélancolique « J’appartiens au vent » où justement la voix d’Odile se rapproche de Françoise Hardy alors que Manu passe par un Vocoder pour « C’est du vent ». Ce vent funeste laisse derrière lui « Une minute de silence » sans les militaires au garde-à-vous, ni les bruits d’environnement du « 4’33’’ » de John Cale. Evidemment Les limbes, comme la majorité des albums du duo, invite à une réflexion sur le sens de la vie où la mort physique ou symbolique n’est que l’étape finale ou la renaissance.

Vincent Gilot aka Le Guise

 

Dix titres, dix (exercices de) styles : le nouvel album de Closset et Markou est, comme le précédent, un concept : l'histoire d'un homme racontée en (réfléchi par) dix facettes musicales.
Dix plaisirs pour une réussite globale, dans une influence revendiquée de Cohen et de Gainsbourg (c'est particulièrement sensible pour ce dernier).
Dix styles, dix genres, du reggae au métal, du pop-rock à la new wave, de la jamaïque gainsbourienne au yé-yé des années soixante, catalogue des possibles pour narrer une vie.
Par les voix d'Odile et de Manu et ce qu'ils en font, l'ombre de Birkin et de son beau Serge plane sur le presque ensemble du disque, comme ils hantaient pareillement Démantibulés, le précédent opus.
Toujours est-il qu'à ceux qui sont persuadés que l'homme à tête de chou ne laisse derrière lui aucun successeur, on leur opposera ce duo-là.

Michel Kemper

 

jdd

"En attendant, Gainsbourg continue à faire des émules. Derniers en date, Odile Closset et Manu Markou, qui reprennent La nostalgie camarade dans un album dont les intermèdes poétiques entre les titres peuvent rappeler le disque L'homme à la tête de chou. Un buzz a déjà alerté les fans de S.G. sur le site tetedechou.com"

Carlos GOMEZ

 

kr

D'emblée des personnalités sautent aux oreilles. Et elles sonnent sacrément bien. Les voix d'Odile Closset et de Manu Markou se glissent dans une parcimonie instrumentale ouvrant un espace sonore doué d'intimité et de mystère.(...)
L'univers musical ici dessiné capte l'attention par sa subtilité, et l'installe ensuite confortablement dans une volupté dignement "gainsbourienne".
Keyboard: Vos voix se font captivantes...Outre l'usage de la supemanubox, vous n'auriez pas des petits trucs persos à nous dévoiler concernant leur traitement?...
Manu Markou: Eh bien, sur "mon bateau ivre" par exemple, on a inversé la piste de chant, puis on lui a appliqué une reverberation, avant de la remettre à l'endroit, reverbe appliquée: on a l'impression d'avoir une voix tout droit surgie d'outre-tombe.
Keyboard: Où votre home-studio vous aurait-il éventuellement montré ses limites?
Manu Markou: Les limites du home-studio n'en sont pas vraiment à partir du moment où on en a conscience. Il est clair que si cet album avait été enregistré dans d'autres conditions, il aurait été différent. Cependant, il n'aurait pas forcément été meilleur. L'avantage du home studio est le temps. Le bât blesse au niveau de l'enregistrement d'une batterie, par manque de place, mais cela permet de faire preuve d'inventivité pour combler ce manque.

Olivia Clain

 

"Pompéi ou Babel" et "Démantibulés" élus coup de coeur de l'année en 2005 et 2007. Francophonie Express est diffusée actuellement sur 26 radios à travers le Canada et à l'international.

 

A la première écoute, on classerait ce disque dans ceux, nombreux, qui clônent autrui. Classement sans suite....Et puis non, pas celui là!
On a beau se dire que c'est le duo Gainsbourg-Birkin qu'on fait renaître à chaque plage (et dans la reprise de "la nostalgie camarade"); que la veine poético-licencieuse du chanteur aux oreilles de chou est ici explorée à fond (ce n'est pas nouveau chez Markou et Closset qui avaient sorti, il y a deux ans, un "Pompéi ou Babel" du même tonneau).
Il n'en reste pas moins que cet album a de l'allure. Et de la classe: entre sons symphoniques et électroniques, entre Baudelaire et Gainsbourg, entre froid et lumière, c'est un combat d'amour qui y est livré.
La chanson en sort grandie.

Michel Kemper

 

onde

Sur le titre d'ouverture, Odile, voix à la Charlotte Gainsbourg, chuchote : "Je veux me vider de toi et je continue les deux doigts dans la bouche", ça vous plante un décor, non ?
Juste après, c'est du Baudelaire que récite Manu avant d'enchaîner sur un "Bateau ivre" électro digne des "Paradis perdus" de Christophe et sur un "Miroir" gainsbourrien...
D'ailleurs, une reprise de "La nostalgie camarade" est présente sur cet opus.
Plus loin, le symphonique et dansant "It's wonderful" ("Entre deux apnées volontaires / Je prends quelques bouffées d'éther / Passés les effets délétères / Survient la descente aux enfers") évoque les Sparks.
Les voix séparées ou entrelacées, le duo poétise entre des talk over entrecoupant ce concept-album pour le moins original. "Y'en a qui se rebiffent / Nous on avale nos comprimés / Y'en a qui se rebiffent / On ravale ce qu'on a gerbé"... ainsi la boucle est bouclée !
On ne peut qu'adorer... ou détester.

Serge Beyer

 

 

Vous ouvrez votre album avec un titre qui évoque l'expérience de Gainsbourg à la Jamaïque. Let me tell you my life. On a l'impression que son ombre plane sur vos trois albums. Est-il l'artiste le plus important à vos yeux ?
C'est un des artistes les plus importants à nos yeux. Nous sommes très sensibles à ses mots et sa façon de les dire. Il a su évoluer avec le temps et se renouveler, comme personne d'autre en France.

Avec French dream, vous êtes dans les gentilles sixties style yéyé, avez-vous en tant que passionnés de musique zappé le psychédélisme des sixties ?
Non, mais pour cet album et pour ce texte en particulier, il fallait une musique plutôt naïve.
 
C'est un titre qui pratique la dérision, est-ce important de mettre de la distance ?
La dérision est importante car elle permet d'une part de ne pas se prendre au sérieux et d'autre part de pouvoir exprimer des choses plus simplement.
 
Avec 24 hours, vous avez choisi le côté hynothique de l'electro pour rendre la routine laborieuse de la vie. Votre expérience artistique est-ce pour y échapper ?
Pas particulièrement, la musique s'est imposée à nous depuis longtemps. Il peut aussi y avoir une certaine routine à faire de la musique. A partir du moment où cette routine est agréable, tout va bien.
 
C'est marrant que vous parliez d'une influence Cohen pour 'l' ombre de moi". J'y vois plutôt les ballades que Gainsbourg écrivait pour Birkin. Est-ce du au chant à la Jane d'Odile, au français ? Avez-vous pensé que vous pouviez être mal compris sur certaines plages ?
Je me suis fort inspiré de Cohen pour les arpèges de guitares un peu folk. Je n'avais pas de guitare nylon à disposition pour l'enregistrement de ce titre, ça aurait été peut-être plus flagrant. La voix d'Odile fait toujours penser à celle de Jane Birkin, ce n'est pas voulu. Elle a cette voix fragile naturellement. Le chant en français accentue certainement la comparaison avec Birkin. Nous ne nous sommes pas vraiment posé la question de savoir si on serait mal compris ou pas. C'est très difficile de mettre une étiquette sur un style surtout sur un style "folk". Il est plus aisé de reconnaitre un reggae qu'un folk.
 
"Tout avoir", c'est les eighties. Vous étiez fans de ces groupes qui jouaient du Casio avec un doigt ?
Oui. Les 80's c'était un peu tout et n'importe quoi. Des grands groupes et aussi des tubes de passage. Nous sommes bon public pour tout ce qui s'est passé dans ces années.
 
Ben Popp

 

Odile Closset et Manu Markou pour leur troisième album, toujours en auto production, sortent un concept album intitulé « French Dream ».
Il s’agit d’une dizaine de titres déclinés chacun selon un style différent, du reggae à la Gainsbourg, au rock à la Rita Mitsouko, à la ballade façon Polnareff in « le bal des lazes » en passant par la pop synthétique des eighties.
Le disque est énorme. Incroyable de voir des gens avec un tel talent encore dans l’autoproduction.
Les compositions sont de haut vol, les arrangements parfaits, l’interprétation tip top avec le recul de l’humour et de l’ironie en prime.
Quant au son, il rivalise avec ce que les meilleurs professionnels pouraient faire d’un tel projet.
Tout est juste sur ce disque, leur meilleur à ce jour, le plus abouti.

 

Après "Pompéi ou Babel", les deux musiciens (...) nous proposent un nouvel opus: un album-concept qui décrit le drame d'un couple dont l'homme ne vit que pour la poèsie et que sa compagne ne comprend plus, malgré tout l'amour qu'elle lui porte.
Une reprise de Gainsbourg, deux poèmes de Baudelaire, des arrangements qui mêlent électro et pop symphonique, la voix chaude de Manu Markou et le timbre fragile, presque birkinien, d'Odile Closset, autant d'éléments qui contribuent au charme de ce bel album.

 

biz

Quand certains musiciens subissent leurs influences et peinent à proposer une musique originale, Odile Closset et Manu Markou réussissent un véritable exploit en gardant une démarche originale en vampirisant le style des autres.
Leur "French dream" décline en dix moments musicaux des dernières décennies dix chapitres de la vie d'un homme.
Il est étonnant d'avoir réussi à garder et à affirmer sa personnalité propre en se mettant avec une telle conviction dans la peau des autres, en détaillant ce qui fait leur style et en portant les couleurs de leur musique comme un caméléon.
Ces deux-là n'ont jamais caché leur admiration pour l'oeuvre de Gainsbourg. C'est en véritables fans qu'ils ouvrent leur album par un reggae fort réussi qui lui ressemble. Derrière l'hommage, il y a aussi la musicalité impressionnante des ces chansons. Nous pourrions très bien être avec les musiciens de Gainsbourg à la Jamaïque.
S'ensuit une amusante ritournelle comme on savait si bien en faire dans les sixties. Le côté joyeusement nunuche de ce type de chanson est extrèmement bien rendu avec la distance et l'ironie qui rendent l'auditeur complice et lui disent "tu vois on ne te prend pas pour un imbécile".
Et comme il y a aussi, au delà de l'exercice de style, un fil conducteur à toute cette histoire, "24 hours" sur un rythme electro dance répétitif raconte les journées types qui se répètent.
"L'ombre de moi" permet à Odile Closset de prendre la lumière sur un disque marqué principalement par la voix de Manu.
"Tout avoir" est peut-être le tube de l'album qui s'ignore entre Fatal Bazooka et Katerine, un tube faussement racoleur, certes facile à ingurgiter mais avec l'intelligence d'un texte décalé et ironique.
Jusqu'à présent, les chansons se succèdaient "à la manière de" sans être si identifiables que ça. "Partir" marque un virage, il s'agit d'une recomposition virtuose de l'essence de "c'est comme ça" des Rita Mitsouko.
De virtuosité, s'il en est question tout au long de ce disque extrèmement bien interprété et produit, on en reparle avec, peut être la plus belle chanson de l'album, "l'homme parfait". C'est une ballade dans l'esprit du Bal des Lazes de Polnareff, encore une fois juste dans ses mots et dans ses notes. Le deuxième solo de guitare prend à un moment les couleurs qu'utilisait Edwyn Collins sur "a girl like you".
"Begin my end" évoquera le "close to me "des Cure, "death is in panties" nous fera rire sur du métal, un vrai tour de force.
L'album se termine sur un "c'est pas sûr" à la manière de Manu Chao. L'essence même des chansons de Clandestino a été compris pour proposer une chanson d'une simplicité fluide se suffisant à elle même. Là encore, le texte est excellent.

Ben Popp

thefrenchtouch.org

Avec "Démantibulés", Manu Markou et Odile Closset s'étaient posés en héritiers du couple Gainsbourg / Birkin.
Pour ce nouvel album, ce sont les mêmes auspices qui président à la création d'un concept album que n'aurait pas renié le grand Serge.
Dix titres, dix styles musicaux pour illustrer la vie d'un homme. Pas forcément une vie qui aurait fait quelque chose pour se faire remarquer, et qui aurait mérité de graver ses heures sur support discographique. Mais une vie représentative de celles du commun des mortels, avec ses espoirs, ses désillusions, ses lassitudes, ses peines et ses craintes. La vie du français moyen semble t'il, mais sans y inclure la marge de beauferie que cela pourrait laisser supposer.
A la manière des belges de Vive la fête ou des rappeurs du Klub des loosers, c'est avec un cynisme certain que le sujet est abordé. Rien ne résiste à l'usure du temps et aux petites déceptions du quotidien, la preuve en est donnée ici. Manu et Odile forment un couple imaginaire mais somme toute banal, leurs têtes emplies de rêves d'une vie à deux au soleil. La réalité de leur appartement à Sarcelles et de la médiocrité journalière aura vite fait de les ramener sur terre, et ni leur amour ni même les protagonistes n'y survivront.
Dépressif comme point de vue ? Réaliste tout au plus, et générateur qui plus est de tirades savoureuses entre les deux amoureux.
Du reggae de "Let me tell you my life" à la pop sixties de "French dream", en passant par le folk de "L'ombre de moi" ou le rock de "Partir", sans oublier le metal, la techno ou les claviers kitsch des années 80, tous les goûts et toutes les influences y passent. Les Rita Mitsouko, Michel Polnareff, Manu Chao, Indochine, The Cure ou Leonard Cohen pourraient être autant d'invités sur ce disque tant il semble abriter de personnalités différentes.
Attitude paradoxale pour la mise en musique d'une seule vie, mais après tout, l'existence n'est qu'une suite d'instants distincts, de facettes d'un grand tout.
Chaque genre musical est utilisé à bon escient pour représenter un état d'esprit : la techno hypnotique symbolise le "métro boulot dodo" écrasant du quotidien, la violence du metal la peur devant la mort, le minimalisme de la folk les sentiments amoureux qui s'éteignent.
Certes le procédé n'est pas nouveau, ayant déjà fait les grandes de concept album ou de comédies musicales, toutefois il témoigne surtout ici de l'empreinte qu'ont laissée toutes sortes de musiques, notamment celles des années 80, sur un couple de musiciens.
Une nouvelle fois, les deux compères s'imposent en maîtres de l'autoproduction et loin des circuits officiels donnent une nouvelle jeunesse à la chanson française.

 

Kroundave

Il est là, amorphe, engoncé dans son canapé et sa déchéance, comme un boxeur au tapis, groggy, sous l’effet d’un uppercut imprévisible. Il regarde l’image que lui reflète l’écran du téléviseur. Un visage blême, blafard recouvert d’une fine poussière électrostatique sur un fond gris monochrome et froid. Il passe, repasse, ressasse sa vie. Mais c’est trop tard, elle est partie, elle ne reviendra pas, elle le laisse seul comme un con. Ce n’est pas franchement la joie. Pourtant tout avait bien commencé. Non ?
French Dream le nouvel album très conceptuel du couple et duo Closset/Markou explore l’existence d’un homme. Même s’il ne s’appelle pas Ziggy, nous sommes les spectateurs impuissants d’un original Rise and Fall of... où la chute sera funeste.
Le duo aborde la difficulté des rapports homme femme, où les couples s’unissent souvent pour le meilleur mais rarement pour le pire. Notre duo affectionne les situations extrêmes qui, même si elles passent pour des stéréotypes, sont représentatives d’une mutation de nos comportements et de nos rapports sociaux.
En effet, d’après l’INSEE le taux de divorces au bout de 5 années de mariage est passé de 13,3‰ en 1978 à 27,3‰ en 2008. Comme l’affirme le dandy Colonel du film Ne nous fâchons pas « Vous avez les statistiques pour vous, je m’incline ». Catherine Ringer ne cesse de le répéter « Les histoires d’amour finissent mal en général. ».
Odile et Manu décortiquent la vie d’un homme lambda par étapes, comme l’avaient déjà fait, le temps d’une journée, The Moody Blues sur le très symphonique Days of future Passed ou encore Pink Floyd sur le fantastique The Dark Side of the Moon.
Ils posent un regard malicieux, en guise de constat pas vraiment amiable, sur notre société.
French Dream se démarque de la production musicale actuelle par un souci de créativité. Le caractère insolite de cet album réside dans les différents styles musicaux qui sont joués pour raconter cette vie. Sur ce point, le concept m’évoque le film québécois C.R.A.Z.Y., où des musiques, de « Space Oddity » à « 10:15 Saturday Night », jalonnent la vie de Zachary.
D’un accouchement sans problème à une enfance formatée, nous découvrons sur « Let me Tell you my Life » la genèse d’un individu banal. Un Reggae indolent accompagne cette confession d’un être convenable, « sans éclat » qui n’a « jamais eu d’excès de jeunesse ». Puis, il la rencontre et tout se passe vite. Des draps froissés aux marches de la Mairie, il n’y a qu’un pas !
Ils le franchissent, pour vivre d’amour et d’eau fraîche, avec « French Dream », une chanson Yéyé et fleur bleue, parée de rêves optimistes et béats. Mais voilà les premières désillusions : la réalité. Mariage pluvieux, mariage heureux dit l’adage. A quoi bon s’inquiéter ! « On ne va tout de même pas se laisser aller ».
Puis la routine s’installe. « 24 hours » décrit parfaitement avec ses beats électro, cette vie monotone et répétitive où toutes les activités – de l’humeur au baiseur, entre le flipper et le téléviseur, il n’y pas de place pour l’ordinateur, le nouvel objet indispensable de servitude – riment toujours avec les heures qui filent non sans heurts.
Car, elle souffre sur « L’ombre de moi » d’être la victime de cette vie banale, apathique et sans confort.
Il croit trouver une réponse dans un « Tout avoir », version New Wave 80’s réactualisée de « La complainte du progrès » de Boris Vian, où la tourniquette pour faire la vinaigrette a laissé sa place à un tout petit téléphone qui prend des photographies. Has-been le ratatine ordure, aujourd’hui le must c’est l’écran plat « tellement plat qu’on ne le voit pas ». Mais, il ne comprend pas que ce dont elle rêve ne s’achète pas dans les rayonnages de la société de consommation. Fi du matérialisme !
Si elle veut vivre, alors elle doit « Partir ». Un Rock enflammé, dans la lignée des Rita Mitsouko, en guise d’apogée. Elle lui vocifère toute sa rage et sa colère. Elle le quitte, il prend la fuite.
Aveuglé, il s’illusionne de n’avoir « rien à se reprocher » dans un « Homme parfait ». Une chanson influencée par le Rock Progressif, avec son solo aérien de guitare, où la voix de Polnareff n’est pas loin.
Absurde, il est incapable d’accepter la réalité ; c’est la chute. Une plongée violente dans le néant, hantée par The Cure, sur un « Begin my End » glauque au destin funeste.
Le ridicule ne tue plus, surtout lorsque l’on découvre « Death is in Panties ». Une sorte de parodie Métalo-burlesque, un télescopage improbable entre System of a Down et The Rocky Horror Picture Show. Le personnage reconnaît un peu trop tard qu’il n’a pas vécu et laisse comme ultime épitaphe « Si j’avais mis bien moins de si, j’aurai compris ». Nous assistons à sa mort en direct. Comme pour le lancement d’une fusée, un compte à rebours morbide et inéluctable égraine le temps lui restant à vivre.
En 1972, Michel Polnareff chantait « On ira tous au Paradis ». Avec « C’est pas sûr », le personnage s’offre pour accompagner son âme vers l’au-delà, une ode funèbre Latino que Manu Chao pourrait chanter accompagné par des enfants de chœur. Une chanson décalée, joviale et sceptique, où le défunt se pose quantité de questions existentielles post-mortem qui resteront sans réponses.
Reprocher à French Dream de pécher par facilité, en explorant des styles ayant déjà fait leurs armes, serait injustifié. En effet, le duo Closset/Markou a effectué un énorme travail de recherche musicale pour restituer le plus fidèlement possible ces genres musicaux très différents, tout en offrant un style d’écriture très fin, poétique et incisif.
Il faut saluer cet album créatif qui traite d’un sujet sensible avec beaucoup de sobriété. Même si l’humour, la dérision (« Que la vie est belle dans notre appartement à Sarcelle ») et le sarcasme sont souvent présents dans cet album, ils dédramatisent la gravité de la situation.
Ce style corrosif plein de fantaisie place French Dream dans une filiation proche de Frank Zappa.

Retrouvez également l'interview en cliquant ici

Vincent Gillot aka Le guise

 

C'est une première. Odile Closset et Manu Markou viennent de sortir un disque ensemble. "Pompéi ou Babel" est le fruit de plusieurs mois de collaboration entre ces jeunes artistes originaires de Maubeuge .
Auteur compositeur, Manu en est à son troisième disque. Pour Odile c'est le tout premier.
Dix chansons françaises avec des arrangements "electro" le tout largement inspiré par l'univers musical de l'idole de Manu: Serge Gainsbourg.
De "Même si" à la très réussie "Mettre les voiles", en passant par la chanson titre "Pompéi ou Babel", le duo signe un disque intéressant musicalement, avec une attention particulière portée à la qualité des textes.
L'ambiance créée est plutôt intimiste, surtout à côté du "festif" actuellement en vogue.
Doute et envie de changer de vie font partie des sentiments exprimés avec naturel dans la plupart des chansons.
La voix d'Odile, pleine de tendresse, apporte beaucoup à l'oeuvre, tout comme celle, grave et feutrée, de Manu. "J'avais envie de faire un album avec Manu depuis plusieurs années", confie Odile. "Au départ, il y avait treize titres, puis, au fur et à mesure de l'enregistrement, nous nous sommes aperçus que la plupart des chansons ne correspondaient plus à notre état d'esprit. Finalement on n'en a gardé qu'une, la première. Toutes les autres, je les ai écrites pour ce CD", explique Manu.
"Pompéi ou Babel" est actuellement diffusé sur 26 radios canadiennes dans le cadre de l'émission Francophonie Express.
En France, de nombreux sites consacrés aux groupes indépendants l'ont adopté.
Un site sur Serge Gainsbourg a même flashé sur l'album et propose une page entière à l'oeuvre de Manu et Odile.
Une série de concerts est prévue cet été.

 

Et si je dois partir sur une île déserte, j'emmènerai le CD de Manu Markou et Odile Closset,"Démantibulés...
Car il est des objets rares qu'il ne faut pas laisser derrière soi.
"Démantibulés" est un album à part. Un album qui vous happe ou vous donnera la nausée. Un album qu'il ne faut pas mettre entre toutes les...oreilles, (...).
Pour ce nouvel opus, Manu a frappé encore plus fort dans ce "concept album" que certains diront"très noir" et d'autres trouveront "plein d'espoir.
« Démantibulés » c’est l’histoire de quelqu’un qui vit dans la poésie, dans les chimères, qui est déglingué… » commente Manu qui se veut dans la grande lignée de la chanson française.
Chanson plus que « rock » français car ici le texte est privilégié avec des inserts de poèmes de Baudelaire qui trouvent toute leur place entre ballades et pop-électrosymphonique.
Difficile de classer cet album qui fait voyager l’auditeur d’un sentiment à l’autre, le faisant parfois tanguer, comme l’Albatros de Baudelaire, d’une émotion à une autre. « (….)
L’album est totalement autoproduit . J’ai fait toute l’orchestration et le mixage. Le plus dur fut de mettre un point final. On s’est donc donné une date butoir », souligne Manu dont on sent l’esprit perfectionniste.
A l’écoute, cet album ne laisse pas indifférent. On entre ou on entre pas dans le concept. Difficile cependant de résister. D’autant que c’est Odile qui nous accueille avec une chronique acoustique »un peu comme tous les jours ». Et elle revient dans d’autres chansons dont un superbe « démantibulé », préface, post-face et mode d’emploi de l’album.
Le ton acide est servi par un vocabulaire très actuel, acide et dur, réaliste, trop peut-être, surréaliste à la limite.(…)

Un p’tit air de Gainsbourg « Démantibulés » est un album aux accents marqués de Serge Gainsbourg. ». Je n’avais aucune envie de l’imiter, encore moins de le plagier », explique Manu Markou. Mais lui rendre hommage, certainement. Et ce n’est pas par hasard si on retrouve une reprise de « La nostalgie camarade » qui donne le ton de cet opus sombre, nostalgique mais ô combien original.

 

 

Paroles

 

Cliquez sur la pochette de votre choix pour lire les textes des chansons.

 

 

french dream odile closset manu markou

 

 

Odile CLosset et Manu MArkou

 

Les limbes

Extraits de l'album

French dream

Extraits de l'album

Démantibulés

Extraits de l'album

Pompéi ou Babel

Extraits de l'album

×